Comment structurer sa pratique de la méditation ? Une question qui peut sembler simple, à la limite du poncif ; rien n’est moins vrai. La bonne structure pour la pratique, à mon avis, se situe à mi-chemin, entre deux pôles.

D’une part, il me parait important de ne pas structurer excessivement vos séances de méditation. A défaut, vous risqueriez de rendre l’activité semblable à une séance de workout. Le but n’est cependant pas de se satisfaire du nombre de répétitions accomplies, encore moins de compter le temps que vous passez sur le tapis. Toutefois, un minimum de structure vous aidera à gagner en lucidité quant à l’expérience que vous vivez sur le tapis et à la rendre, éventuellement, plus agréable.  

Lorsqu’on commence à pratiquer régulièrement, et ce d’autant plus, si l’on pratique de façon solitaire, il peut sembler difficile, rebutant ou effrayant d’effectuer des méditations prolongées. On peut aussi, après quelques temps, s’ennuyer, avoir l’impression de tourner en rond.

Découvrez ci-dessous 3 conseils pratiques pour structurer vos méditations :

Introduisez des méditations en groupe de temps en temps.

Un groupe de méditation est idéal, mais vous pourriez aussi méditer simplement avec un ami, votre frère ou votre partenaire.  La méditation en groupe permet de se rendre compte que l’on peut méditer plus longtemps, une heure par exemple, sans que cela soit « difficile ». Le groupe vous donnera également une certaine régularité sur le long terme. Le groupe permet aussi un certain réalisme qui vous aidera à faire l’examen de votre pratique, un contrôle de la réalité ou « reality-check » comme disent les anglo-saxons. Essayez de vous astreindre à au moins une pratique de groupe par semaine.

Découpez le temps que vous allouez à la méditation en plusieurs pratiques plus brèves

Personnellement, je commence toujours une séance par 5 minutes où je me contente de boire un thé, où j’observe mes pensées simplement avant de rentrer dans la pratique. Parfois et même souvent, cela me permet de me rappeler que je dois faire ceci ou cela. Je couche alors la nécessité sur le papier et peut débuter plus sereinement ma pratique.

Je découpe ensuite ma séance en plusieurs tranches de 5 à 20 minutes. Cela me permet de rendre les exercices plus ludiques et de me délester de l’aspect mécanique de la méditation. Je peux par exemple, effectuer une première partie dédiée à l’attention de la respiration, et une seconde portant sur des visualisations ou un thème précis de méditation. Ainsi je ne m’enlise pas non plus dans une répétition stérile d’exercices mentaux.  

Variez les pratiques méditatives

Ce conseil va de pair avec le précédent. En effet, la méditation est une affaire de conscience. La répétition
est donc à la fois votre allié et votre pire ennemi. Il vous faudra donc varier les pratiques.