S’il est couramment admis qu’il n’y a rien à « réussir » en méditation, il existe cependant de et paradoxalement de nombreux pièges à éviter. La torpeur est l’un d’entre eux. Mais de quoi s’agit-il plus exactement ?

Sortons le dictionnaire :

Torpeur : État de quelqu’un chez qui l’activité psychique et physique, la sensibilité sont réduites – selon le Dictionnaire Larousse en ligne.

La torpeur concerne donc tant le corps que l’esprit ; elle nous guette de près surtout nous autre urbains aux rythmes de vie décousus. Nous manquons aussi souvent de sommeil, ce qui nous plonge parfois dans un état de veille, de léthargie sournois qui échappe le plus souvent à notre conscience.

En méditation, il n’y a rien de bien élaboré. La théorie est relativement simple, je crois. Toute la difficulté réside ailleurs, dans la pratique. Précisément, si vous souhaitez faire l’expérience d’un ici et d’un maintenant, cela ne sera possible qu’à condition de « concentrer » votre attention en cet endroit. Cela est impossible si vous êtes endormi ou si vous êtes sur le point de dormir.

Pour le dire autrement, méditer, c’est entrer en relation avec ce qui nous environne. La relation suppose que le contact et la conscience s’épousent à un instant donné. Méditer, c’est donc être pleinement là. Maintenant.

Cela est impossible si vous somnolez, par manque de sommeil ou à  cause d’un repas trop copieux. Cela est aussi impossible si au lieu de faire l’expérience supposée, votre esprit est agité et mille pensées vous traversent. Ce sont en général les deux pôles, les deux principaux écueils à éviter en méditation. Ces derniers ne concernent d’ailleurs pas que les débutants. Personnellement, je crois ces pièges requièrent toujours une attention particulière.

Au-delà de nos rythme ou de la fatigue, la torpeur constitue une difficulté sérieuse en ce sens que nous sommes incités à nous décontracter, à nous détendre. Nous sommes ancrés au sol et tâchons d’être détendus, relâchés et immobiles. Ces injonctions peuvent paraitre paradoxales et il est certain que beaucoup d’entre nous pourront effectivement sommeiller en adoptant une telle posture avec cet état d’esprit. C’est pourquoi, dans certaines communautés, les pratiquants arrosent leurs visages d’eau fraiche afin d’éviter de sombrer dans la torpeur et de gâcher ainsi une occasion de pratiquer.

Dans le même esprit, je vous conseillerais :

  • D’éviter la méditation après un repas copieux
  • D’utiliser une posture adéquate (voir le podcast à  ce sujet ici)
  • D’éviter les lieux trop chauffés afin d’éviter la somnolence
  • De revenir à  sa respiration quand l’attention est trop difficile à maintenir

Amis lecteurs du Café Conscient, quels sont vos conseils pour éviter de tomber dans le sommeil quand vous méditez ?