Méditer ? Oui, mais tous les jours ?

Méditer ? Oui, mais tous les jours ?

Dans ce post, j’aimerais partager avec vous un piège de la pratique dans lequel je suis tombé maintes fois et qui me guète encore de temps en temps.

Lorsque j’ai commencé à pratiquer je le faisais par phases, de façon erratique pour ainsi dire. Il pouvait m’arriver de méditer 3 jours consécutifs, parfois quelques semaines. Le tout à raison de quelques dizaines de minutes à une ou deux heures, à chaque fois. J’étais fort satisfait de ma pratique et de tous les bienfaits qu’elle m’apportait. Cette fameuse sensation de lucidité, cette sérénité et cette maitrise accrue de mes émotions étaient bien présents.

Toutefois, je ne parvenais pas à être régulier. J’ai observé ces séquences de nombreuses fois sans y prêter attention. Ce n’est que plusieurs années plus tard. Après avoir délaissé complètement la pratique pour y revenir que j’ai enfin pu mettre le doigt sur l’origine du problème. Comme souvent, les choses trop évidentes finissent par nous crever les yeux – comme nous le rappelle l’expression populaire.

Observant dès les premières séances les bienfaits naturels de la méditation, je me suis mis à espérer les retrouver systématiquement. J’étais dans l’espoir de parvenir à atteindre quelque chose. Un état de conscience particulier. Après tout, le parallèle avec bien d’autres domaines que je connaissais était tentant. J’étais accro, non pas à la pratique mais à ses bienfaits. J’en étais obnubilé par la « réussite de cet état de quiétude » ; cet état pendant lequel on se retrouve en contact étroit avec l’environnement proche. La réalisation de cet état me paraissait être la condition sine qua non à l’obtention des vertus supposées de la pratique. Quand aucune pensée incongrue ne nous traverse, lorsque l’on a cette sensation de verticalité imprégnée dans la colonne vertébrale, on peut facilement avoir l’impression de réussir quelque chose.

En réalité, je réussissais à faire ce que j’avais été bien habitué à faire. C’est-à-dire à me conformer à des prescriptions générales et à me satisfaire de la récompense psychologique qui s’en accompagnait. Hélas, au quotidien il n’est pas toujours possible de « réussir ». Il m’arrivait de faire l’expérience d’états forts agités, aussi. Je refusais cependant de m’ouvrir à ce genre d’expérience. En effet, elles ne ressemblaient pas à ce que j’avais pu lire à droite ou à gauche. Pourtant, ces états d’agitation étaient bien réels et méritaient autant mon attention que les autres. Mais voilà, j’étais devenu prisonnier de la sérénité.

Fatalement, c’est ainsi que mes attentes – dont je n’avais d’ailleurs pas bien conscience – étant immanquablement déçues, je finissais toujours par lâcher la pratique.

Plus grave encore, je crois que je m’emprisonnais dans une prison de plus. Il y a déjà assez de choses « à réussir » pour faire de la méditation un exemple supplémentaire. Il faut réussir sa carrière, réussir sa vie amoureuse, réussir à gérer « son réseau » et j’en passe. Rares sont les domaines qui y échappent.  En réalité, au-delà de me maintenir dans une irrégularité certaine, j’asséchais la pratique cruellement. Je m’empêchais de faire l’expérience fondamentale de la méditation. En espérant retrouver quelque chose, je me fermais à l’expérience et m’obligeais à être souvent déçu.

Si à chaque pensée inopinée qui vous traverse, vous vous agacez, alors vous empêchez toute transformation. Au lieu de vous ouvrir à une expérience sans cesse renouvelée, vous vous conformez à un état, à un résultat anticipé.

Trêve de longs discours : un remède miracle existe-il ?

Non, je ne le crois pas. Vous ferez probablement la même chose que moi si vous êtes débutant. C’est ainsi que les hommes apprennent depuis toujours. En faisant, en se trompant et en corrigeant éventuellement ce qui peut l’être.

Efforcez-vous d’être sincère avec vous-même, le plus possible. N’oubliez pas d’effectuer des petits contrôles de la réalité. Evaluez vos motivations et regardez si le résultat vous convient. Ne vous mentez pas de trop. Éventuellement, ayez recours à l’écrit qui pourra aussi vous donner l’avantage de laisser une trace permettant de déceler un quelconque changement plus aisément.

Soyez attentifs, et pas seulement lors de votre pratique. Cette dernière, je crois, ne doit pas devenir un espace isolé de votre vie. Si elle peut être votre jardin secret, elle ne devrait pas manquer de s’ouvrir le plus possible à tout ce que vous vivez. La pratique doit intégrer et non isoler.

Fixations, passions et engagements : reality-check

Fixations, passions et engagements : reality-check

Etes-vous un activiste ? Etes-vous épris des luttes contre l’injustice et les inégalités sociales ? Partez vous régulièrement au front, sur facebook ou dans les commentaires youtube contre les carnivores qui ne partagent pas votre sensibilité envers les animaux ? Si la réponse est oui, je vous conseille de poursuivre la lecture. Si ce n’est pas votre cas, vous avez forcément un ami dans cette situation. Vous savez ce vegan qui souhaiterait voir mourir dans d’atroces souffrances tous les bouchers et charcutiers de cette planète. Il se pourrait que tout cela vous fasse songer à cette personne qui donne discrètement de son temps chaque samedi matin pour les démunis du quartier ou pour prendre en charge un aspect de la vie communautaire à laquelle elle participe.

Après quelques années de pratique, je me rends compte de la vanité de certains de mes engagements. Je dois bien l’avouer, moi aussi, il m’est arrivé de sortir l’artillerie lourde contre des individus qui ne partageaient pas mes sensibilité sur internet. En le faisant, je me rendais bien compte de la perte de temps que cela représentait. Je me rendais aussi compte que je ne parviendrais pas à changer l’opinion de qui que ce soit de cette manière. Mais pourquoi m’adonnais-je à ce passe-temps – il faut bien l’avouer – un peu ridicule ?  Il pouvait m’arriver d’ailleurs de rester très courtois, mais au fond qu’espérais-je apporter au monde depuis mon clavier ?

Je crois qu’il n’existe pas de réponse univoque à la question. Un ensemble de choses probablement. Mais ce n’est pas de cela, exactement, dont je voudrais vous parler. Nous avons tous des sensibilités plus ou moins marquées sur certains sujets, parfois aussi en raison de notre passé. Peut-être qu’aussi, nous sommes pris au piège par l’image que nous souhaitons avoir de nous-même. Nous la nourrissons à travers ces échanges. A vous d’en juger, et à vous seuls !!

Maintenant, passons aux choses sérieuses. Les fixations et les passions sont des thèmes récurrents en psychologie et plus particulièrement en psychanalyse. Nous pourrions ici utiliser les deux mots de façon interchangeable, bien qu’ils ne le soient pas dans le cadre de cette discipline qu’est la psychanalyse.

La question qui nous intéresse ici en priorité est de savoir si vous êtes plutôt dans le camp de ceux qui se nourrissent de leur engagement ou plutôt dans le camp de ceux qui s’y avilissent.

Un moyen simple et efficace pour trancher est d’effectuer un petit « reality-check » ou encore de faire le point avec la réalité.

Utilisez-vous souvent les mots « stupides », « débiles », « attardés » ou « moutons » pour designer d’autres individus quand vous vous informez sur vos sujets favoris ? En particuliers, qualifiez-vous ainsi souvent – intérieurement ou à haute voix – ceux qui ne sont pas d’accords avec vous?

Etes-vous devenus en colère et ou vexé à la suite d’une discussion avec un proche ou un collègue au sujet d’un de vos engagements ? En exprimant un avis politique ou au sujet de la société ?

Avez-vous un a priori sympathique à l’égard des inconnus qui partagent apparemment vos convictions ?

Si vous avez répondu oui à l’une ou plusieurs de ces questions, c’est que vous êtes probablement un peu du côté obscur de la force. Autrement dit, que vous pourriez trouver matière à vous améliorer et à vous repositionner par rapport aux sujets qui vous touchent et vous émeuvent. En effet, la négativité, la colère, le mépris ou la haine ne sont pas des émotions à cultiver pour apporter quelconque changement positif à votre vie ou au monde. Ces émotions sont de véritables sonnettes d’alarmes qui doivent vous permettre de vous remettre en question. Ils ne devraient pas être renforcés, sans quoi vous risquez de commencer à ressembler à ce qui vous croyez combattre. En outre, les messages que vous exprimez risquent d’être décrédibilisés par une telle attitude.

Que faire ?!

En prendre conscience, c’est déjà beaucoup. C’est le point de départ de tout changement véritable et durable. Vous pouvez également consacrer un peu de temps quotidiennement ou de façon hebdomadaire pour décider d’une action à reproduire ou à éviter et suivre cette évolution au fil du temps. A vous de juger. N’hésitez pas à réagir à ce billet et à partager avec nous vos astuces ou vos conseils.

Vos yeux, les larmes et la méditation

Vos yeux, les larmes et la méditation

Lorsqu’on médite, surtout au début, on se demande souvent quoi faire avec ses yeux. Puisqu’il s’agit de se poser, de laisser le «  bocal » redescendre en température, il semble naturel de tendre au fil de la pratique vers une sorte d’immobilité physique et intérieure. Nous ressentons un état particulier lorsque nous entrons en contact avec la réalité qui nous entoure. Ces points de contact s’établissent notamment via nos sens, dont le regard. Certains nous conseillent d’ailleurs de ne pas fermer les yeux. Cela semble difficile, surtout au début. Parfois, au bout de quelques minutes sans cligner, des larmes viennent s’écouler sur nos joues. Mais que penser de tout cela ? Ci-dessous, quelques questions que vous pourriez vous poser.

Faut-il réellement s’interdire de cligner des yeux ?

La douleur éventuellement ressentie doit elle m’alarmer ?

D’où viennent ces larmes ? Est-ce que tout cela est bien normal ?

D’abord, il convient de remarquer que nous associons larmes et fragilité dans notre société. Souvent synonyme de féminité et de faiblesse, elles peuvent pour certains être tabou et associées à de la gêne. Cette dernière expliquant la pudeur et les tentatives de refoulement ou de dissimulation des larmes. En réalité, les larmes n’ont jamais eu si mauvais réputation. Une étude brève du registre symbolique ou mythologique nous rappelle qu’elles sont associées à la purification, à la fécondité et à la libération et au Divin. En psychologie elles sont aussi associées à la libération de la souffrance, comme nous le rappelle Corinne Morel dans son ouvrage Dictionnaire des symboles, mythes et croyances. A chacun de faire son enquête et de se forger une opinion sur la question. Néanmoins, rappelons que de façon plutôt consensuelle, il ne semble pas bien raisonnable d’en avoir honte.

Christophe André nous rappelle également, dans un article de 2010 intitulé « Larmes et Larmes » sur son blog psychoactif que les larmes n’ont pas la même nature. Rappelant les propos d’une étudiante en psychologie en stage à Sainte-Anne ” Ce n’étaient pas les mêmes larmes. La première pleurait de douleur et de tristesse, la seconde d’impuissance et de colère.”, il nous invite à mon sens à mener l’enquête. Nous sommes, peut-être souvent enclins à trouver les réponses à nos questions auprès d’un expert, d’une source ou d’une autorité scientifique. A tout le moins auprès d’une autorité que nous reconnaissons. Cependant, je crois qu’en la matière vous ne trouverez pas de meilleure explication que l’introspection ne vous en offrira. Si les larmes purifient, qu’emportent-elles ?  A vous de le découvrir au creux de vous-même.

Trêve de littérature. Je souhaiterais vous partager mes réflexions en la matière. J’ai eu l’occasion de faire l’expérience de plusieurs sortes de larmes au cours de la pratique. Parfois au bout de quelques minutes les yeux ouverts, quelques larmes viennent perler sur mon visage. Parfois, ce furent des flots de larmes qui inondèrent mon visage. Il n’y a rien de commun entre ces deux expériences. Au cours de mes recherches sur la question j’ai pu lire que le premier type d’expérience se rattachaient à un processus de « détoxification », « d’évacuation des toxines ». La seconde expérience correspond à l’émergence d’émotions à la conscience. Lesdites émotions peuvent différer – joie, émerveillement à la tristesse – mais correspondent à l’évacuation de notre inconscient de ces dernières. En ce sens, je crois qu’il n’est pas vraiment utile de se préoccuper de ce phénomène. Un peu comme lorsque vous toussez, cela se produit. Vous savez que le phénomène se produit sans que vous ne le vouliez. Il n’y a rien de mal à cela. Au contraire. Je crois qu’il faut accueillir ces larmes qui, si on en croit la symbolique, sont le témoin d’une certaine ouverture du cœur ; de notre capacité à entrer en contact avec notre vulnérabilité. Il n’y a donc pas à s’alarmer ou à fermer les yeux. Il faut simplement laisser la réalité se produire.

Enfin pour décider s’il est absolument obligatoire de garder les yeux ouverts, j’aurais tendance à dire qu’il est nécessaire d’essayer en effet. Essayez et soyez attentif. Ensuite, vous déciderez quelle est la pratique qui vous sied le mieux. Personnellement, j’ai remarqué que le fait de soutenir le regard me permettait d’abolir une certaine distance entre le paysage et le siège de ma conscience. Le plus souvent je garde les yeux ouverts et tâche de poser mon regard là où je sais qu’il ne sera pas distrait excessivement. Le paysage peut être mouvant. Une fois la nuit tombée, j’aime particulièrement admirer les reflets de lumière qui dansent sur la Seine. Le spectacle est d’une richesse inestimable, je ne m’en lasse jamais. La vivacité des couleurs et des mouvements ; je suis là.

Lecteurs du café conscient, n’hésitez pas à partager vos points de vue sur la question.

La motivation : cette bonne traîtresse !

La motivation : cette bonne traîtresse !

La nouvelle année arrive à grands pas. Peut-être, comme nombre de mes proches, vous ferez aussi une liste de vœux pour l’an prochain. Vous vous déciderez enfin à aller à cette salle de sport, à laquelle vous êtes inscrit depuis le mois de mai dernier. Peut-être que vous arrêterez de fumer. A moins, que vous ne décidiez de vous coucher plus tôt ? Les exemples sont légions.

Mais comment comptez-vous vous y prendre pour réussir tout cela ? Après-tout, si vous avez décidé d’inscrire cela au rang des nouvelles résolutions, c’est que vous n’y arriviez pas jusqu’à présent. Compteriez vous sur la magie du 1er janvier ? La carte du renouveau sera elle la pièce maîtresse qui vous manquait pour réussir vos objectifs ? Certes, les aspects psychologiques associés au 1er janvier vous aideront probablement. Une page blanche, c’est appréciable. Mais je crains que cela ne suffise pas.

Ah, mais vous êtes motivé, plus que jamais ? J’oubliais … Ne tombez pas dans ce piège, amis lecteurs du café conscient. La motivation est une traitresse, comme vous en rencontrerez peu. Enfin pas exactement car elle ne vous promet rien. Mais si vous décidiez de lui confier trop de responsabilité, vous risqueriez d’être déçu. La motivation est semblable à la marée. Un jour haute, le lendemain basse. Un jour docile, le suivant agité …

  • Que faire alors ? Abandonner toute tentative de changement et d’amélioration ?

Non, évidemment. Ne comptez pas sur la motivation pour réaliser vos buts. Elle est par essence instable. Contentez vous de l’exploiter quand elle est au bon endroit, au bon moment.

L’humain est un être d’habitudes. Tout le monde s’accorde à le dire. Nous sommes sujets à des rythmes, à des cycles qui nous gouvernent, au moins en partie. Une fois l’habitude prise, il est difficile de s’en détacher. Bonne ou mauvaise.

Quelques conseils généraux pour tenir ses bonnes résolutions :

  • Aussi, prenez le temps de murir vos objectifs. Ne vous lancez pas directement dans la réalisation de ces derniers. Une motivation en cache souvent une autre …
  • Commencez doucement. Fixez vous des objectifs aisément réalisables. La spirale de la réussite vous portera plus loin et plus rapidement que des étapes trop ambitieuses. Si vous avez décidé de vous remettre à la pratique sportive, par exemple, rien ne sert de faire du sport 6 fois par semaine intensément pour arrêter 2 semaines plus tard. Rien ne sert non plus de commencer par des footing d’une heure. Commencez par substituer un de vos trajets en métro ou en voiture par une marche à pied, chaque jour ensoleillé. L’exemple est certes trivial, mais dans la pratique vous vous apercevrez que la leçon n’est pas si facile.
  • Concentrez votre motivation sur le fait de maintenir l’habitude qui vous fera avancer dans la direction souhaitée. Si vous vouliez être plus en forme physiquement, astreignez vous à heure régulière à être quelque part pour faire avancer votre objectif. Retrouvez-vous sur votre tapis, au stade ou dans votre salle de gym selon des créneaux horaires dédiés à votre objectif.
  • Parlez-en autour de vous. Un objectif partagé sera d’autant plus facile à réaliser que vous en aurez discuté avec votre entourage. La « pression sociale » ou le besoin de cohérence vous pousseront à ne pas abandonner trop rapidement.
  • Prenez du recul. Songez au nombre de fois où vous avez dû tomber pour apprendre à marcher. Si vous aviez du vous décourager au bout de quelques tentatives infructueuses, vous ne seriez probablement pas capable de marcher aujourd’hui …

J’espère que ce bref article vous plaira et vous sera utile. N’hésitez pas à le critiquer ou à apporter vos exemples de réussites ou d’échecs quant à un changement que vous avez souhaité apporter à votre vie.

Etudiants, apprenez à respirer !

Etudiants, apprenez à respirer !

Le management moderne semble se préoccuper de notre bien-être … Et si nous en faisions au moins autant ?

La respiration est instinctive, certes. Elle se produit, sans effort. Mais la respiration aussi est un fidèle miroir de notre construction personnelle et de nos émotions. Si indispensable à la vie qu’elle est régie par notre système nerveux autonome ; autrement dit la respiration s’effectue sans qu’on ait besoin d’y penser. Hélas, anxiété et stress chronique ont tendance à la rendre plus courte et saccadée.

Le langage courant consacre d’ailleurs cette réalité à travers des expressions telle « qu’en avoir le souffle coupé » pour exprimer l’intensité de notre surprise. Emotions et respiration sont donc étroitement imbriqués.

Que peut-on espérer des techniques de respiration consciente?

Les techniques de respiration sont de véritables outils de gestion du stress et de nos émotions. Plus largement, ces outils sont susceptibles de nous aider à garder une bonne santé mentale et physique. L’Université de Californie UCLA a d’ailleurs récemment publié une étude mettant en évidence quelques vertus de la respiration consciente.  « Ce programme a aidé les adolescents à accroitre leur contrôle sur leurs comportements en leur fournissant des outils pour répondre aux situations difficiles d’une façon constructive et consciente, plutôt qu’impulsive » explique Ghahremani qui a conduit l’étude au Centre pour Comportements Addictifs au sein de l’UCLA. Ce dernier souligne également l’avantage de ces programmes – à l’instar du programme YES ! – basés sur un ensemble de postures et de techniques de respirations conscientes. En effet, « contrairement aux solutions médicamenteuses, ils permettent de développer un sens des responsabilités et de l’autonomie chez les jeunes gens »

Les équipes du Professeur Jay Gottfried à l’université Northwestern ont également montré, qu’outre la réduction du stress, la respiration était en charge de la synchronisation de plusieurs régions cérébrales. En particuliers de zones du cerveau responsables de la mémoire et du traitement des émotions.

Il ne semble donc peut-être pas si farfelu ou superflu de s’y attarder quelques instants.

Par où commencer ?

Un bon point de départ pour améliorer ses habitudes respiratoires est d’en prendre conscience. Concrètement, réservez-vous des créneaux de 5 minutes pour observer, dans les transports en commun, dans votre voiture ou même avant de commencer une leçon.

Respirez-vous par le nez ? Par la bouche ?

Votre respiration est-elle longue ou plutôt courte ?

Est-ce que votre ventre se gonfle et se dégonfle , après inspiration et expirations ? Est-ce seulement la poitrine qui se gonfle ?

Ces différentes questions vous seront utiles afin de prendre conscience de l’état de votre respiration. Répétez l’exercice en différentes situations et observez-en l’incidence sur la respiration.

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